Le samedi 14 juin dernier, j’étais à Québec avec mon père et ses deux frères – le premier aurait aimé être pilote, l’autre travaille pour Bombardier, le dernier aime davantage les bains de foule – pour assister au Spectacle aérien international de Québec, une édition spéciale pour le 400e anniversaire de Québec. Le festival, commencé vendredi la veille par les fameuses explosions si appréciées à Bagotville l’été dernier, s’est poursuivi durant la journée hésitante de samedi.
09h00/Nous prenons la navette à Hydro-Québec. Il y a un monde fou, l’attente est plus longue que prévu et la queue fait une bonne centaine de mètres. Onze navettes s’occupent du transport dans toute la ville…
C’est à peine si nous réussissons, avec l’autobus supposé circuler sur une voie réservée, à nous frayer un chemin vers l’aéroport Jean-Lesage. Les filées de voitures ont de quoi décourager. De longues rangées de parents et d’enfants marchent vers l’aéroport avec leurs chaises sur les épaules. D’autres ont pris place sur les abords du chemin poussiéreux et au gazon rare.
10h15/Une entrée: 20$. Bien sûr, il n’y a aucune attente au guichet. Même chose pour les tourniquets. Aussitôt le pied mis sur le site – gigantesque -, la musique endiablée tombe sur les nerfs. Outsi – outsi – outsi… Bon matin au Spectacle aérien international Familiprix de Québec!… Outsi – outsi – outsi. Tour du site et cadrage de bateaux (lire: énormes avions).
11h45/Les Blue Angels des États-Unis font leur entrée sur la piste. Nous avons dû nous frayer un chemin dans la foule monstre qui a élu domicile un peu partout sur les pelouses, le gravier et l’asphalte de l’aéroport. Debout au soleil qui se montre enfin – et dont je garderai un gentil souvenir sur le nez et les épaules -, j’admire la routine des Blue Angels de la marine américaine, fidèles à leur objectif d’en mettre plein la vue. Les F-18 ultrapuissants ronflent au-dessus des spectateurs, suscitant chez certains des grimaces de soulagement à la vue de deux pilotes fonçant l’un sur l’autre et s’évitant à la dernière seconde. Les figures sont parfaites, la symétrie irréprochable.
13h00/Au tour des Red Arrows, de la Royal Air Force du Royaume-Uni, qui offrent un spectacle encore jamais vu au Canada. Nous nous déplaçons sur une autre portion du terrain, plus proche de la piste, d’où nous pouvons mieux apprécier les acrobaties des neuf avions. Un peu plus petits, mais nettement plus jolis, les Red Arrows effectuent des routines plus délicates et complexes, mais moins spectaculaires que les Américains. Le plus stupéfiant: les couleurs de leurs traînées de fumée, assorties à l’Union Jack. Mon coup de coeur de la journée.
13h30/Nous nous dirigeons vers les restaurants pour croquer une frite bien grasse, faute de mieux. Impossible: la longueur des files dépasse l’entendement. Il faut jouer des coudes pour ne serait-ce que passer dans la foule bigarrée. C’est irrespirable, même unbelievable. J’aime les foules, mais il y a des limites… Je garde ma faim pour plus tard.
14h30/Après un autre tour du site en attendant le spectacle des Thunderbirds, nous nous sommes enfoncés dans une autre partie de l’aéroport, où la foule est moins intense. Un spectacle d’humour douteux occupe une scène derrière nous. Enfin, les Thunderbirds de la US Air Force prennent d’assaut le ciel. Le spectacle à peine commencé, les avions passant au-dessous de nous à grand renfort de moteurs, une pluie tropicale nous tombe dessus. Je n’ai pas de parapluie, aussi profitai-je de l’eau bien froide qui me ruisselle sur la tête et le dos. Merveilleux. La pluie n’empêche pourtant pas les spectateurs (moi comprise) d’applaudir les Thunderbirds qui passent à 600 km/h en nous bouchant les tympans. J’adore.
15h20/Je réussis à faire une file potable pour acheter un hambourgeois et des frites outrageusement chers. Tant pis, je mangerais un boeuf.
16h30/Nous partons du site pour éviter l’engorgement des autobus, ratant de ce fait le spectacle des Snowbirds canadiens. Notre précaution pour la navette s’avère bien vite inutile. Une foule non pas immense, mais pantagruélique s’étend sur la colline derrière la tour de contrôle. Heureusement, l’attente n’est pas trop longue pour notre destination du matin, Hydro-Québec. Je plains ceux qui doivent repartir pour l’université Laval: la file fait au moins, oui, au moins un kilomètre…
Photo
Un CL-215 et la file pour le visiter. | Geneviève Tremblay
Moi j’ai faite la file pour les navettes de l’université Laval!!!!TABA*&*&*&. Mais je me suis faufilée illégalement au début de la file….ca fait que j’ai pas trop attendue, mais il y avait un monde fou :-)