Ca y est. La raison a finalement eu raison de moi: j’ai quitté Terre-Neuve. Même si. (Si je continue la phrase, elle n’aura jamais de point).
Quand l’avion a décollé de la piste, j’ai vu l’Atlantique et la crête de Signal Hill pour une dernière fois. J’ai tenté, avant de crever les nuages, de savourer le paysage sans avoir l’air d’une désespérée. J’avais envie de me passer la tête à travers le hublot pour aspirer une dernière fois l’air salin.
Quand Montréal s’est profilée derrière un ciel d’apocalypse, trois heures plus tard, j’ai eu un mouvement de recul. Trop grand, trop distant, trop urbain, trop vite, trop trop. J’aurais voulu retourner dans cet ailleurs que je venais de quitter, dans le port de St-John’s, devant the narrow channel, pour goûter encore à cette paix, cette paix qui me manque déjà.
Pour l’instant je vous écris de Québec, la capitale nationale qui fête avec extase son 400e anniversaire (précisions pour ceux qui me lisent et qui ne vivent pas dans la Belle Province). Demain, ce sera Montréal avec son quartier chinois et ses rues cacophoniques, où je goûterai à ce trop dont j’ai parlé plus haut – et qui me plaît quand même sans que je veuille l’avouer humblement. Jeudi, enfin, trajet vers ce cher Saguenay, perdu dans le nord-est, et départ le lendemain pour l’Abitibi, terre de la moitié de mes racines, à l’autre extrémité du Québec. Ça en fait du kilométrage.
J’essaierai de mettre à jour Ici Geneviève le plus souvent possible pour partager avec vous la culture et les paysages de la province. En espérant vous compter parmi mes fidèles lecteurs!
J’ai hâte de te retrouver à Jonquière, en espérant avoir plein de cours avec toi. Je ne sais pas si t’avais vu mes remerciements sur ton facebook pour la carte postale, sinon, ben, encore merci! J’ai bien apprécié avoir de tes nouvelles à travers ta belle écriture.À bientôt!