Trois jours. C’est le temps que j’ai passé dans cette région à l’extrême- ouest du Québec, tout près des frontières de l’Ontario. L’Abitibi. Le petit village de Palmarolle, où vivent encore mes grands-parents et une partie de la famille de ma mère, est pour moi un symbole de paix. La vraie et pure paix. Vous savez, celle qui existe encore.
De grands champs comme celui ci-haut se déroulent sur des kilomètres de villages ensilencés.
Des rivières parsemées de quenouilles branlantes courent, tortueuses, jusqu’au grand lac Abitibi.
Sur la route ou dans les champs, le foin brûlé, le fumier frais et l’herbe coupée se fondent en un parfum étourdissant.
Partout, si l’on est attentif, on entend le bruissement des feuilles et le vacarme du silence.
Les vents se font légers, parfois violents lorsque la tempête approche.
À La Sarre comme à Roquemaure, on peut voir les nuages de loin car la terre est longue et lisse. Comme les champs.
Pour moi, l’Abitibi, c’est ne jamais me lasser de marcher dans les sillons de terre entre les champs. Ne jamais me lasser de sentir le fumier en fronçant le nez et en ayant le coeur qui fait mal. C’est aimer une terre pour ce qu’elle est.
Photo
Lever de soleil sur la terre et la grange familiales, Palmarolle (19 août 2008) | Geneviève Tremblay
Cé not’ grange s’a photo!!