Voici enfin 2009 qui commence, après un 2008 ma foi particulier. Le monde s’enfonce dans l’incertitude alors que l’homme devient de jour en jour plus absent…
Si j’avais quelque chose à vous souhaiter pour la nouvelle année, ce serait de lâcher un peu votre clavier et de réaliser qu’il existe un monde autour de vous qui valse, vagabonde et s’écoule sans relâche. Ce monde n’est pas un décor, mais un grand théâtre aux possibilités infinies. Cognez-vous à la vie comme Amélie. Lisez les poètes québécois, marchez sur votre clôture, campez au bord du Saint-Laurent, dormez sous les étoiles. Parlez à l’arbre au fond de votre cour, goûtez au gazon quand il pointera sous la neige. Partez pour l’Afrique si vous en avez toujours rêvé, et ne pensez à rien d’autre qu’à vos pieds sur la route et cette carte dans vos mains. Perdez-vous. Sortez, nom d’un ciel. Oubliez le regard des autres dont parlait Sartre, ce regard qui est à la veille de nous perdre. Faites donc de vos attentes un passé et de vos espoirs des maintenants.
Faites un pique-nique sur la plage en pyjama. Mangez du homard avec des baguettes. Dansez la polka en patins. Faites ce que vous voulez, mais lâchez votre fou et aimez la vie. N’attendez pas à demain pour être heureux. Vicky Baum avait raison: «Quand on est jeune, on pense: plus tard. Plus tard, on pense: autrefois c’était la vie.» N’attendez pas qu’il soit plus tard.
Moi je veux faire laminer ça.Merci Geneviève