Comme je serai bientôt partie en voyage, et que dans ce voyage je ferai un long saut en Pologne, j’ai commencé à me rassasier de toute la littérature secondeguerremondienne qui traînait encore sur mes étagères.
Le premier de la série: La nuit, d’Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix en 1986. Paru treize ans après la fin de la guerre en 1958, le récit retrace la vie de ce Juif roumain, dans son parcours depuis son petit village, Sighet, jusqu’au camp de Buna, en passant par les inoubliables Auschwitz et Birkenau.
Vous allez vous dire qu’il s’agit encore d’un récit de la Deuxième guerre mondiale, qu’il y en a déjà bien assez dans les rayons à ramasser la poussière. Mais non. Cette fois, l’horreur et l’extermination sont décrites avec des mots très simples, si simples qu’on en devient imprégné jusqu’à la moelle. Pas de grandes morales ni de longs trémolos. C’est la réalité crue: le ghetto à Sighet, les familles qui se séparent, puis le trajet en train et cette femme qui crie à rendre fou. Ensuite les camps et les constantes sélections, le travail dans le froid et la soupe claire, l’hôpital du camp et le sadisme des SS, la mort des hommes et surtout celle de son père. Tout y est.
Avec tout ce que j’ai lu à propos de la Deuxième guerre mondiale, je vous le dirais si ce livre ressemblait à un autre. Mais il a d’unique cette grande qualité: il en dit assez pour dégoûter des Nazis, mais en tait juste assez pour savoir que ce qui a été fait ne pourra jamais être expliqué.
/Elie Wiesel, La nuit, Paris, Minuit, 1958.
Wow, je vais voir à la bibliothèque si il y est ! Merci.
Pour ma part, si la Corée du Nord t’intrigue, voici un livre que j’ai beaucoup aimé et qui raconte la vie dans ce pays avec la vision d’un enfant. Saisissant, choquant, triste et révoltant.
Ici, c’est le paradis : Une enfance en Corée du Nord
de Hyok Kang et Philippe Grangereau
Merci! Je vais aller chercher ça à la bibliothèque aussi. On s’en donne des nouvelles!