The Air I Breathe

Ce soir, avec la pluie qui martelait incessamment le toit, j’ai décidé de regarder un film qui m’intriguait depuis un certain temps: The Air I Breathe, du réalisateur américain d’origine coréenne Jieho Lee. Après d’intenses recherches, j’ai fini par le trouver sur la tablette du haut d’un Première Vidéo, dans la section répertoire. En anglais seulement. Yeah.

Seule devant mon grand écran noir, j’ai appuyé sur Play. Aussitôt, quatre vies se sont mises à se dérouler devant moi, suscitant tour à tour horreur, délectation, tristesse et réflexion. The Air I Breathe est un film dur, plus dur que ceux que j’ai l’habitude de regarder – et d’aimer. J’ai toujours eu un faible pour les films de guerre, mais l’histoire derrière l’horreur permet de trouver une raison à la violence. Ici, la violence est celle qu’on ne connaît pas, qui se cache dans les soubassements de la vie new-yorkaise, londonienne, et quelle autre ville encore. La violence des durs qui jouent à l’argent et à la mort.

The Air I Breathe, ce sont quatre vies qui se croisent, fondées sur un ancien proverbe chinois qui divise la vie en quatre émotions: le plaisir (Pleasure), la joie (Happiness), la douleur (Sorrow) et l’amour (Love). Le film commence sur les chapeaux de roues dans la vie d’un homme d’affaires (Forest Whitaker) timide et adorable, qui aime les papillons. À sa vie se joint celle d’un gangster (Brendan Fraser) ayant la faculté de voir l’avenir et agissant – quelle surprise – sous les ordres d’un malfrat (Andy Garcia). Vient ensuite la chanteuse (Sarah Michelle Gellar) dont la vie passe entre les mains dudit malfrat ainsi que le médecin (Kevin Bacon), qui veut sauver de la mort une femme (Julie Delpy) qu’il a toujours aimée. Dans l’ordre, ils représentent la joie, le plaisir, la douleur et l’amour. Ensemble, ils forment une histoire enchevêtrée où la rencontre de l’autre change complètement la vie de l’un.

Ce qu’il y a de particulier avec ce film (qui pourrait passer pour cliché sans davantage d’explications), c’est qu’un retour en arrière est fait à chacune des vies pour expliquer son appartenance à l’émotion que représente le personnage. L’enfance et la jeunesse des personnages les hante constamment et modèle leur caractère; d’où les moments plus introspectifs. Parmi les points forts de The Air I Breathe, je retiens la qualité photographique et le scénario très bien ficelé. Je ne m’attendais à aucun des punchs du film. Bon, s’il y a bien de la violence (gratuite, me direz-vous) et quelques scènes où on se dit que c’est un peu trop, les moments de calme et d’introspection sont en revanche forts et dérangeants. On parle de destin, de vie, de mort, et même d’espoir. C’est du moins ce que j’ai vu à la toute fin du film.

Je vous offre ici le theatrical trailer de ce film plus qu’intéressant. Juste pour les pensées qui le parsèment et l’immense goût de vivre que donne cette proximité de la mort.

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